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Jeunes, l'espérance est difficile, mais elle est féconde ! - pape François

Traduction intégrale de l'exhortation que le pape a faite aux jeunes, d'abondance du cœur, mardi 15 septembre 2015, à La Havane.

« Jeunes, l'espérance est difficile, mais elle est féconde ! », dit le pape François aux jeunes.

A Cuba le pape Francois appelle a servir sans ideologie article main

Il a rencontré les jeunes Cubains au centre Félix Varela, dimanche soir, 20 septembre, à La Havane. Il leur a remis le discours préparé mais il en a prononcé un autre que voici, dans notre traduction intégrale.

« L’espérance est difficile, a avoué le pape. L’espérance fait souffrir pour mener à bien un projet, elle sait se sacrifier. Es-tu capable de te sacrifier pour l’avenir ou veux-tu simplement vivre le présent et que ceux qui suivront s’arrangent ? L’espérance est féconde. L’espérance donne vie. Es-tu capable de donner la vie, ou deviendras-tu un garçon ou une fille spirituellement stérile, incapable de créer de la vie pour les autres, incapable de créer de l’amitié sociale, incapable de créer la patrie, incapable de créer de la grandeur ? L’espérance est féconde. »

Discours du pape François (improvisé)

Vous êtes debout, et moi je suis assis. Quelle honte ! Mais, savez-vous pourquoi je suis assis ? Parce que j’ai pris des notes de certaines choses qu’a dites notre compagnon et dont je veux vous parler. Un mot s’est imposé avec force : rêver. Un écrivain latino-américain disait que nous, les hommes, nous avons deux yeux, un de chair et un en verre. Avec l’œil de chair, nous voyons ce que nous regardons. Avec l’œil en verre, nous voyons ce que nous rêvons. C’est beau, n’est-ce pas ?

La capacité de rêver doit entrer dans l’objectivité de la vie. Et un jeune qui n’est pas capable de rêver est reclus en lui-même, enfermé en lui-même. Tous le monde rêve des choses qui n’arriveront jamais… Mais rêve-les, désire-les, cherche des horizons, ouvre-toi, ouvre-toi à de grandes choses. Je ne sais pas si à Cuba on emploie cette expression, mais nous, les Argentins, nous disons « no te arrugues », ne te défile pas, ouvre-toi. Ouvre-toi et rêve. Rêve que le monde peut être différent avec toi. Rêve qu’en donnant le meilleur de toi-même, tu aideras à faire que ce monde soit différent. Ne l’oubliez pas, rêvez ! Parfois, vous vous laissez transporter et vous rêvez trop, et la vie vous barre la route. Peu importe, rêvez ! Et racontez vos rêves. Racontez, parlez des grandes choses que vous désirez, parce que plus ta capacité de rêver est grande – et la vie te laisse à mi-chemin – plus tu as parcouru de route. C’est pourquoi, avant tout, rêver.

Tu as dit une petite phrase que j’avais écrite ici, pendant ton intervention, mais je l’ai soulignée et j’ai pris quelques notes : « Que nous sachions accueillir et accepter ceux qui pensent différemment. » En réalité, parfois, nous sommes fermés. Nous nous mettons dans notre petit monde : « C’est ça ou rien ! » Et tu es allé plus loin : « Que nous ne nous enfermions pas dans nos chapelles idéologiques ou religieuses. Que nous puissions grandir face aux individualismes. » Quand une religion devient un esprit de chapelle, elle perd le meilleur de ce qu’elle a, elle perd sa réalité qui est d’adorer Dieu, de croire en Dieu. C’est l’esprit de chapelle. C’est une chapelle de paroles, de prières, de « je suis bon, tu es mauvais », de prescriptions morales. Et quand j’ai mon idéologie, ma façon de penser, et toi la tienne, je m’enferme dans cette chapelle idéologique.

Des cœurs ouverts, des esprits ouverts. Si tu penses différemment de moi, pourquoi ne pas en parler ? Pourquoi sommes-nous toujours en train de nous disputer à propos de ce qui sépare, de nos différences ? Pourquoi ne pas nous donner la main à propos de ce que nous avons en commun ? Nous devons avoir le courage de parler de ce que nous avons en commun. Et après, nous pouvons parler de ce que nous avons de différent ou de ce que nous pensons différemment. Mais je dis « parler ». Je ne dis pas « nous disputer ». Je ne dis pas « nous fermer ». Je ne dis pas « faire des commérages », comme tu l’as dit toi-même. Mais cela n’est possible que quand j’ai la capacité de parler de ce que j’ai en commun avec l’autre, de ce pour quoi nous sommes capables de travailler ensemble. À Buenos Aires, – dans une paroisse nouvelle, dans une zone très, très pauvre – un groupe de jeunes universitaires construisait des locaux paroissiaux. Et le curé m’a dit : « Pourquoi ne viens-tu pas un samedi pour que je te les présente ? » Ils se dévouaient pour construire le samedi et le dimanche. C’était des garçons et des filles de l’université. J’y suis allé, je les ai vus et on me les a présentés : « Lui, c’est l’architecte, il est juif ; celui-ci est communiste, celui-ci est catholique pratiquant et celui-là… » Ils étaient tous différents, mais ils travaillaient tous ensemble pour le bien commun. C’est ce qui s’appelle l’amitié sociale, chercher le bien commun. L’inimitié sociale détruit. Et une famille se détruit par l’inimitié. Un pays se détruit par l’inimitié. Le monde se détruit par l’inimitié. Et l’inimitié la plus grande est la guerre. De nos jours, nous voyons que le monde est en train de se détruire par la guerre. Parce qu’ils sont incapables de s’asseoir et de parler : « Bon, négocions ! Que pouvons-nous faire en commun ? Sur quels points allons-nous céder ? Mais ne tuons plus d’autres personnes. » Quand il y a la division, il y a la mort. Il y a la mort dans l’âme parce que nous tuons la capacité d’unir. Nous tuons l’amitié sociale. Je vous demande cela aujourd’hui : soyez capables de créer de l’amitié sociale.

Ensuite, il y a un autre mot que tu as employé : le mot « espérance ». Les jeunes sont l’espérance d’un peuple. Cela, nous l’entendons dire partout. Mais qu’est-ce que l’espérance ? C’est être optimiste ? Non. L’optimisme est un état d’âme. Demain, tu te lèves en ayant mal au foie et tu n’es pas optimiste, tu vois tout en noir. L’espérance est plus que cela. L’espérance est difficile. L’espérance fait souffrir pour mener à bien un projet, elle sait se sacrifier. Es-tu capable de te sacrifier pour l’avenir ou veux-tu simplement vivre le présent et que ceux qui suivront s’arrangent ? L’espérance est féconde. L’espérance donne vie. Es-tu capable de donner la vie, ou deviendras-tu un garçon ou une fille spirituellement stérile, incapable de créer de la vie pour les autres, incapable de créer de l’amitié sociale, incapable de créer la patrie, incapable de créer de la grandeur ? L’espérance est féconde. L’espérance se donne dans le travail. Je veux évoquer ici un problème très grave que l’on vit en Europe, à savoir le grand nombre de jeunes qui n’ont pas de travail. Il y a des pays où le pourcentage de jeunes de moins de 25 ans au chômage est de 40 pour cent. Je pense à un pays. Dans un autre pays, de 47 pour cent et dans un autre encore, de 50 pour cent. Il est clair qu’un peuple qui ne se préoccupe pas de donner du travail aux jeunes, un peuple – et quand je dis un peuple, je ne dis pas des gouvernements – un peuple entier qui ne se préoccupe pas des gens, que ces jeunes travaillent, ce peuple n’a pas d’avenir.

Les jeunes font partie de la culture du rebut. Et nous savons tous qu’aujourd’hui, dans cet empire du dieu argent, on élimine les choses et on élimine les personnes. On élimine les enfants parce qu’on n’en veut pas ou parce qu’on les tue avant qu’ils naissent. On élimine les personnes âgées – je parle du monde, en général – on élimine les personnes âgées parce qu’elles ne produisent plus. Dans certains pays, il y a la loi sur l’euthanasie, mais dans beaucoup d’autres, il y a une euthanasie cachée, occulte. On élimine les jeunes parce qu’on ne leur donne pas de travail. Alors, que reste-t-il à un jeune sans travail ? Si un pays n’invente pas, si un peuple n’invente pas des possibilités de travail pour ses jeunes, il ne reste à ce jeune que la dépendance ou le suicide, ou d’aller à la recherche d’armées de destruction pour créer des guerres. Cette culture du rebut nous fait du mal à tous, nous enlève l’espérance. Et c’est ce que tu as demandé pour les jeunes : nous voulons de l’espérance. L’espérance qui est difficile, laborieuse, féconde. Elle nous donne du travail et nous sauve de la culture du rebut. Et cette espérance convoque, convoque tout le monde, parce qu’un peuple qui sait se convoquer lui-même pour regarder l’avenir et construire de l’amitié sociale – comme je l’ai déjà dit, même si l’on pense différemment – ce peuple a de l’espérance.

Et si je rencontre un jeune sans espérance – je l’ai déjà dit une fois – ce jeune est un « retraité ». Il y a des jeunes qui ont l’air de partir à la retraite à 22 ans. Ce sont des jeunes avec une tristesse existentielle. Ce sont des jeunes qui ont misé leur vie sur un défaitisme de base. Ce sont des jeunes qui se lamentent. Ce sont des jeunes qui fuient la vie. Le chemin de l’espérance n’est pas facile et on ne peut pas le parcourir seul. Il y a un proverbe africain qui dit : « Si tu veux arriver vite, pars tout seul ; mais si tu veux aller loin, pars accompagné. » Et je veux que vous, jeunes Cubains, même si vous pensez différemment, même si vous avez des points de vue différents, vous marchiez en compagnie, ensemble, en cherchant l’espérance, en cherchant l’avenir et la noblesse de votre patrie.

Nous avons commencé avec le mot « rêver » et je veux conclure avec une autre expression que tu m’as dite et que j’utilise souvent : la culture de la rencontre. S’il vous plaît, ne nous divisons pas entre nous. Marchons ensemble, unis, même si nous pensons différemment, même si nous sentons les choses différemment. Mais il y a quelque chose qui nous est supérieur, c’est la grandeur de notre peuple, c’est la grandeur de notre patrie, et c’est à cette beauté, à cette douce espérance de la patrie que nous devons arriver. Merci.

Bon, je vous salue en vous souhaitant tout le bien possible, en vous souhaitant… tout ce que je vous ai dit. Je vous le souhaite. Je prierai pour vous. Et je vous demande de prier pour moi. Et si quelqu’un parmi vous n’est pas croyant – et qu’il ne peut pas prier parce qu’il n’est pas croyant – qu’au moins il me souhaite de bonnes choses. Que Dieu vous bénisse, qu’il vous fasse avancer sur ce long chemin d’espérance vers la culture de la rencontre, en évitant l’esprit de chapelle dont a parlé notre compagnon. Et que Dieu vous bénisse tous.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

18-35 ans - Cet été avec les Carmes : Castille 1-10 août et Chantier spirituel 23-28 août !

Cet été, les Carmes de Paris organisent avec plusieurs jeunes du groupe Va'Carme 2
des PROPOSITIONS POUR LES 18 - 35 ANS
marquées par l'ANNÉE JUBILAIRE DES 500 ANS DE LA NAISSANCE DE SAINTE THÉRÈSE D'AVILA !

TractjeunesCastille2015
1. PÉLÉ SUR LES TRACES DE STE THÉRÈSE D'AVILA: CASTILLE DU 1 AU 10 AOÛT
Découvrir-Prier-Marcher-Rencontrer-Se détendre
3 JOURS À TOLÈDE
3 JOURS À AVILA
1 JOUR À DURUELO- ALBA DE TORMES
RENCONTRE INTERNATIONALE des jeunes d'Europe
Au programme, chaque jour :
- Prière : messe, oraison, veillées…
- Contenu spi' : enseignements, partages, témoignages
- Découverte : visites, rencontres, chants…
Avec 2 jeunes Pères Carmes :
www.carmes-paris.org/stj500-jeunes
INSCRIPTIONS AVANT LE 30/06 auprès d'Aure-Anne:
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IL NE RESTE QUE QUELQUES PLACES (GROUPE DE 30)!

 

TractChantierdelafoiaout2015 mini2. CHANTIER DE LA FOI #3 - 5 JOURS POUR (SE) CONSTRUIRE DANS LA FOI: AVON DU 23 AU 28 AOÛT
Un CADRE porteur pour vivre une EXPÉRIENCE avec le CHRIST et grandir dans ta foi. DONNER du temps pour aider une communauté, le tout avec d'autres jeunes, dans un climat sympa et paisible.
Thème 2015 : « MA LIBERTÉ, POUR QUOI FAIRE? »
Chaque jour, en plus des offices liturgiques et de la messe :
Matin : enseignements, temps personnel et partage
Après-midi : travail manuel/ ballade, oraison/adoration, rencontre d'un frère
Soirée : film, découverte des icônes, veillée de prière, soirée festive…
www.carmes-paris.org/chantier2015
avec le témoignage d'un participant : "chaque moment est vécu en communion fraternelle"
Inscriptions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
SE POSER AVEC JÉSUS AVANT LA RENTRÉE !

CET ÉTÉ, GARDEZ LE CAP SUR L'ESSENTIEL, L'AMITIÉ EN CHRIST !!!

Province de Paris des Carmes déchaux
Va'Carme, groupe des étudiants et jeunes professionnels Paris
www.carmes-paris.org
www.carmel.asso.fr

Clique sur les tract pour avoir toutes les infos !!!

Du 8 au 10 mai "Viens et vois" pour les étudiantes et les jeunes femmes

vie consacree carmel

 

 

Ose !

Tu y penses et tu n'oses pas...

tu cherches ta route... 

tu veux donner un sens fort à ta vie...


Viens et ose 

une expérience de trois jours

au cœur d'une communauté 

du Carmel Saint Joseph

 

Contact : 04 67 57 75 80
ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Informations : csj.stguilhem.free.fr

 

Avec Van et les 18-35 ans, en marche vers Lisieux 1er et 3 mai

AmisdeVan1-3mai15

Les Amis de Van ont la joie d’organiser une marche vers Lisieux avec les 18-35 ans du 1er au 3 Mai prochain.

Le Père Olivier de Roulhac, vice-postulateur de la Cause de Béatification de Marcel Van, guidera les jeunes aux côtés de Monseigneur Bruno Lefèvre-Pontalis ainsi que des rédemptoristes venus du monde entier.

Grégory Turpin, co-organisateur de ce pèlerinage, se chargera de l’animation des veillées.

Pour découvrir le programme et s'inscrire... rien de plus simple :
- cliquez ICI !!
- contactez l'association "Les Amis de Van"

N’hésitez pas à les joindre pour tout complément d’information.

Ils vous attendent nombreux !!!

 

Les Amis de Van - 01 39 51 30 90 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.amisdevan.org

Philippe et l'Éthiopien (Actes 8, 26-40) - Homélie du P. Xavier Signargout

PHILIPANDTHEETHIOPIANEUNUCH

Livre des Actes des Apôtres 8, 26-40

L’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe: « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza; elle est déserte. »Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu. Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit du Seigneur dit à Philippe: « Avance, et rejoins ce char. » Philippe s’approcha en courant, et il entendit que l’homme lisait le prophète Isaïe; alors il lui demanda: « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? »L’autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. À cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. Sa destinée, qui la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre. L’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie: de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole, et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Que nous apprend cette belle page des Actes des Apôtres concernant le baptême ?

D’abord qu’il faut se mettre en route : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza », dit l’ange à Philippe. Pour qu’il retrouve l’Éthiopien, lui même en route sur son char, puisqu’il revient de son pèlerinage à Jérusalem et qu’il rentre chez lui. On bouge beaucoup dans ce texte : on marche, on avance, on court même. Pour répondre aux appels du Seigneur. C’est tout le contraire de l’immobilisme ! Pour cheminer vers le baptême, vous le savez bien, il faut se rendre disponible, être prêt à bouger, se mettre à l’écoute des appels de Dieu, se mettre en route pour être prêt à répondre. C’est pour cela que vous êtes là aujourd’hui, que vous êtes venus. En réponse à un appel que le Seigneur vous a transmis par l’intermédiaire de vos copains, peut-être, de vos parents ou d’autres adultes, un appel à le découvrir et à le rencontrer.

Ensuite, je dirai bien que le baptême est une rencontre. D’abord la rencontre de l’Éthiopien et de Philippe. C’est pour rejoindre l’Éthiopien que Philippe s’est mis en route, et leur rencontre va se faire autour de la Parole de Dieu, pour permettre à cet homme qui est en train de lire le livre du prophète Isaïe d’aller plus loin dans l’accueil de cette Parole : « Comprends-tu ce que tu lis ? » lui demande Philippe. « Et comment pourrais-je comprendre s’il n’y a personne pour me guider ? » répond l’autre. Nous avons besoin les uns des autres pour avancer dans la vie, pour apprendre et pour comprendre. Nous avons besoin les uns des autres aussi pour apprendre à connaître le Seigneur, pour découvrir sa présence, pour savoir ce qu’il attend de nous. Comme le jeune Samuel, vous avez peut-être entendu parler de son histoire, avait eu besoin du prêtre Eli pour comprendre que c’était le Seigneur lui-même qui l’appelait à se lever. On ne peut pas être chrétien tout seul. C’est ensemble, les uns avec les autres, les uns grâce aux autres, que nous apprenons à connaître Jésus, que nous cheminons vers le Père, que nous grandissons dans la foi. Et tout à l’heure, vous vous avancerez, chacun avec son accompagnateur, pour dire cela. Que l’aventure de la foi est toujours un compagnonnage, une rencontre avec les autres, car la foi se transmet, elle est un témoignage rendu à Jésus par quelqu’un et qui est partagé par quelqu’un d’autre : « Ce que j’ai, je te le donne », disait déjà saint Pierre à l’infirme de la Belle Porte du Temple. C’est comme ça que la communauté s’agrandit, par de nouveaux frères qui y entrent. Et l’Église que nous formons n’est pas autre chose que le peuple des baptisés.    

Mais la vraie rencontre du baptême, c’est la rencontre avec le Seigneur lui-même. L’Éthiopien l’a bien compris et c’est pourquoi il demande à Philippe d’être baptisé. Il ne veut pas en rester à une connaissance extérieure, à une juste compréhension des choses. Maintenant qu’il sait qui est Jésus, il veut vraiment le rencontrer, ce qui va passer dans le sacrement, par l’eau du baptême et par les paroles de Philippe, comme dans tout baptême. Mais au-delà des signes visibles, de l’eau qui coulera sur votre front et des paroles du prêtre qui vous baptisera, il y a le don de la foi, il y a la rencontre cœur à cœur entre le Seigneur et chacun de nous. Dans notre texte, le don de la foi se traduit par ces mots : « L’eunuque poursuivait sa route, tout joyeux ». C’est la joie qui manifeste sa vie nouvelle. Désormais, il n’est plus seul, il sait que le Seigneur l’accompagne, qu’il est avec lui. Il sait, comme dira saint Paul, que le Seigneur vit « en lui », par le don de son Esprit. Aujourd’hui vous vivez une étape importante sur la route qui vous mène à Jésus. Les uns, au début de leur cheminement, vont recevoir le symbole des Apôtres, le résumé de la foi des chrétiens, de ce trésor que l’Église veut vous partager. Les autres, approchant le but, vont être appelés au Baptême qu’ils recevront dans quelques semaines. Demandons au Seigneur qu’il vous donne dès maintenant,à chacune et à chacun, cette joie qui habitait le cœur de l’Éthiopien rencontré par Philippe, sur la route de Gaza. 

Père Xavier Signargout